Après l’agression de mon fils, j’ai compris ce qui lui avait manqué
Les conseils de Marianne · Paroles de parent
Après l’agression de mon fils, j’ai pris les choses en main
Mon fils a 16 ans. Un soir, quatre jeunes l’ont encerclé pour lui prendre son téléphone et les 20 € qu’il avait en poche. Ce soir-là a changé notre façon de parler de sécurité à la maison.
Marianne, 47 ans - maman d’un adolescent
Il faisait déjà nuit lorsqu’il a quitté le lycée. La rue était connue, encore passante, mais les vitrines s’éteignaient et les zones d’ombre semblaient soudain plus longues. Mon fils rentrait seul, comme il l’avait déjà fait tant de fois.
Quatre jeunes, plus âgés et plus grands que lui, se sont rapprochés. D’abord une remarque. Puis une autre. En quelques secondes, ils formaient un cercle autour de lui. Ils voulaient son téléphone et l’argent de poche qu’il gardait dans son blouson.
Tout est allé très vite. Il a été frappé. Il n’a pas crié, il n’a pas couru, il n’a même pas essayé de se défendre. Il est resté figé. Ce n’était ni de la lâcheté ni un manque de volonté : son corps avait choisi l’immobilité face au danger.
« Maman, je savais que je devais faire quelque chose. Mais je n’arrivais plus à bouger. »
Des passants ont vu la scène. Peut-être ont-ils cru à une dispute entre jeunes. Peut-être ont-ils eu peur. Personne n’est intervenu de manière décisive. Et mon fils est rentré sans son téléphone, sans ses 20 €, avec des douleurs et cette honte injuste que ressentent parfois les victimes.
Le lendemain, j’ai découvert une autre forme de solitude
Nous sommes allés au commissariat. J’ai porté plainte contre X. On m’a demandé si nous connaissions les noms des agresseurs. Je rapporte ici ce que j’ai vécu et compris ce jour-là : il m’a été conseillé de chercher moi-même des éléments si je voulais que le dossier avance. Plus tard, l’affaire a été classée sans suite.
Je ne prétends pas que toutes les familles reçoivent la même réponse. Je raconte la nôtre. À cet instant, je n’ai pas ressenti de soutien : j’ai ressenti de l’impuissance et l’impression que ceux qui avaient frappé mon fils pouvaient continuer leur vie sans conséquence.
Le lendemain de l’agression, mon fils n’est pas allé au lycée. La vie scolaire m’a appelée. Lorsque j’ai expliqué pourquoi, une phrase m’a été adressée — je la rapporte telle qu’elle est restée gravée en moi :
« Si tous les jeunes qui se font agresser arrêtent de venir à l’école, il n’y aurait plus d’élèves dans les établissements. »
J’avais besoin d’écoute, de temps et d’un relais pour mon fils. J’ai perçu de la froideur. Peut-être la personne n’a-t-elle pas mesuré le poids de ses mots. Pour moi, ils ont renforcé un sentiment terrible : personne ne viendrait réellement protéger mon enfant à ma place.
Les chiffres montrent que ces violences ne sont pas marginales
J’ai voulu dépasser ma peur et regarder les données officielles. L’enquête nationale de climat scolaire et de victimation menée au printemps 2023 auprès de 15 000 lycéens mesure les faits subis au lycée, à ses abords ou sur le trajet. Elle ne décrit donc pas exactement toutes les agressions de rue, mais elle donne un ordre de grandeur utile.
Au total, 30 % signalent au moins une violence physique ou psychologique répétée. Seulement deux victimes sur trois en parlent à quelqu’un et, parmi celles qui parlent, moins de la moitié estiment que la situation s’est améliorée. Ces chiffres ont mis des mots sur ce que je ressentais : beaucoup de jeunes traversent des situations sérieuses sans toujours trouver la bonne porte au bon moment.
Ce que j’apprends désormais à mon fils
Je ne veux pas l’enfermer ni lui transmettre ma peur. Je veux lui donner des réflexes simples, répétés à froid, pour qu’ils soient plus faciles à mobiliser si la peur prend toute la place.
Après une agression : ne pas rester seul
Ces repères sont généraux et ne remplacent ni l’intervention des secours, ni un avis médical ou juridique adapté à la situation.
Pourquoi j’ai choisi THEPITBULLZ ONE
Je cherchais un moyen simple de donner à mon fils une action immédiate, même lorsqu’il se sent figé. THEPITBULLZ ONE n’est pas une promesse d’invulnérabilité et ne remplace pas les réflexes de prudence. C’est un outil de plus, visible, accessible et pensé pour alerter.
- Alarme de 130 dB pour créer une rupture sonore et attirer l’attention.
- Lumière d’urgence pour être plus visible dans l’obscurité.
- Accès immédiat depuis un sac ou des clés, sans déverrouiller un téléphone.
- Format de poche que l’adolescent peut emporter au lycée, au sport et lors de ses trajets.
Je ne peux pas être à côté de lui à chaque trajet
Mais je peux parler avec lui, répéter les scénarios, l’aider à repérer les lieux sûrs et lui donner un moyen concret d’alerter. C’est ce que j’aurais aimé avoir fait avant. Pas parce que j’aurais pu tout empêcher, mais parce qu’un adolescent préparé dispose de davantage d’options dans ces secondes où tout bascule.
Si ce témoignage peut pousser une seule famille à avoir cette conversation avant qu’une situation arrive, alors le raconter aura eu un sens.
Sources et ressources officielles
Ministère de l’Éducation nationale, DEPP, Note d’information n° 24.26 — enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des lycéens, données 2022-2023.
Ministère de l’Éducation nationale, DEPP — signalements d’incidents graves dans les établissements, année scolaire 2024-2025.
Justice.fr — accompagnement des victimes : urgence 17 ou 112, ligne d’aide aux victimes 116 006.
Ministère de la Justice — Guide des victimes : dépôt de plainte, information sur les suites et voies de recours.


